21.03.2009
François Dufour dit "El Gringo"

François, dit « El Gringo », a vu le jour dans une petite bourgade de la campagne picarde au milieu des années 60, peu après la fin de la fabuleuse aventure des Rockers, qu’il n’a pas connus, et pour cause, il n’existait pas ! (C’est un peu plus de quarante ans plus tard qu’il fera leur rencontre).
La révélation musicale lui vint au début de l’adolescence en écoutant les disques de Deep Purple, Led Zeppelin ou autre Pink Floyd. Mais le choc ultime eut lieu au début des années 80 en écoutant son premier disque d’AC/DC. Transcendé par le son des guitares des frères Young, c’était décidé, il jouerait de la guitare électrique et serait guitariste professionnel, au détriment d‘une scolarité plutôt chaotique, bien qu’il ait obtenu son baccalauréat, non sans difficulté !
Après d’âpres négociations avec sa mère, il s’offre sa première guitare électrique, une copie de Gibson Les Paul Custom et un amplificateur de marque Memphis , ampli dont le son saturait comme celui d’un ampli à lampes dès que l‘on poussait le volume un peu fort, ce qui était souvent le cas d‘ailleurs, au grand dam des voisins. Dès lors, après le lycée, il passera des soirées et des après-midis entiers à essayer de reproduire les riffs acérés de ses guitar heroes préférés, ou à les accompagner en play-back sur les disques qui passent en boucle sur la nouvelle chaîne Hi fi. Il assistera aussi avec émerveillement à ses premiers concerts de rock, en observant dès que c’était possible, l’installation du matériel (sono, lumières et amplis), et les balances des groupes.
C’est en 1985, à l’occasion de la fête de la musique, qu’il fera ses premiers pas devant un public, en reprenant quelques standards du rock après avoir était contacté par un copain d‘enfance, apprenti musicien comme lui. Ses nouveaux acolytes lui proposeront de poursuivrent l’aventure avec eux dans ce qui sera son premier groupe de rock : un rêve de jeunesse ! Au retour de son service militaire, le groupe a changé, et il se mettra à la basse pour continuer à faire de la musique avec eux, et avec qui il fera quelques concerts dans la région. Par la suite, il aura l’occasion de jouer avec certains des musiciens qui étaientt ses idoles locales lorsqu’il était plus jeune, et l‘ancien batteur de son précédent groupe, devenu guitariste. Parallèlement, pendant une année, il étudiera la basse à raison de huit heures de travail tous les jours.
En 1993, il débarque à Paris, après la réussite à un concours administratif, avec sa basse, sa vieille Ford Fiesta, quelques livres et quelques disques de rock, pour occuper son premier emploi stable. Ce sera aussi l’occasion de faire plusieurs rencontres musicales. Il jouera dans plusieurs groupes et orchestres, et fera quelques concerts à Paris et en banlieue.
En 1994, il fait la rencontre de celle qui partage depuis sa vie, et qui vient de rejoindre aux chœurs le Rocker’s Blues Band : Valérie, dite « La Mouche », jeune et jolie parisienne, fan de musique comme lui. Mêlant amour et musique, ils se mettront à créer quelques chansons dont les textes seront écrits et interprétés par Valérie, et les musiques composées par François.
A la fin de l’année 2000, François entamera un cursus au conservatoire où il étudiera le jazz et les musiques actuelles. Depuis, il continue à étudier la guitare et la basse ainsi que la composition et les arrangements, et les techniques d’enregistrement et de mixage.
Mars 2008 : c’est la rencontre avec Daniel, Joël, Bernard et Gérard, qui forment le Rocker’s Blues Band. Il va peu à peu faire connaissance avec ces papys rockers, vedettes du rock au début des années 60, et avec qui il va commencer à répéter et faire quelques concerts dans la région. C’est probablement sa plus belle rencontre musicale depuis qu’il pratique la musique, car ces quatre papys se révèlent être de véritables artistes et de vrais passionnés de blues et de rock ! Son souhait aujourd’hui : que cette nouvelle aventure dure le plus longtemps possible…
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19.03.2009
Valérie la note féminine du groupe...

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27.01.2009
Presse-Book du groupe
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11.08.2008
Video...
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02.08.2008
Gérard Purec à la guitare

Tout sur Gérard... Sa vie... son œuvre...
Né dans une famille de musiciens (son père était au violon et sa mère tenait souvent une musette), Gérard a montré dès son plus jeune âge des capacités musicales hors du commun.
A quatre ans, il grattait déjà le trou de son luth, c'est dire !
En 1960, il eut la révélation. Comme Bernadette Soubirous vit la vierge lui apparaître dans sa grotte, Freddy, lui vit les Chaussettes Noires à la télé. Il reçut une sorte d'électrochoc pour cette musique nouvelle qui faisait vibrer en dedans et en dehors.
Dès lors, sa voie était toute tracée : il serait musicien de rock.
1er groupe, 1er concert
C'est au sanatorium (ça commençait bien) d'Aire sur l'Adour, qu'en 1965, il fonde avec Bébert, Nono, etc. des camarades tubards comme lui, un groupe appelé modestement "The Fab's", où il tient la guitare rythmique. Le groupe joue des reprises des Rolling Stones (Time is on my side), des Who, encore parfaitement inconnus en France (Bald Headed Woman), des Kinks (You really Got me) etc.
Les Fab's ne donneront que deux concerts, ne dépassant pas l'enceinte du centre. Avec les départs des plus anciens et les arrivées de nouveaux, le groupe fut rebaptisé "Les Streptos" (on reste dans le ton).
Les Delirium
A sa sortie de Sana, Gérard est contacté par Jean-Jacques, un ancien du centre, qui lui présente Gary et Serge. Ensemble, ils fondent les Delirium. Là encore, ce sont presque exclusivement des reprises des Stones (Lady Jane, Satisfaction, Last time etc..). Le groupe tourne surtout dans l'Essonne.
Un samedi soir, le groupe se produit à Paris, dans une salle attenante à l'église Saint Denys du Saint Sacrement.
Juste avant de monter sur scène, leur nouveau basiste prend sa guitare sous le bras et leur dit : "j'ai un truc à faire, je reviens tout à l'heure". Ils ne le reverront jamais. C'est donc sans bassiste que le groupe commence le spectacle, qui ne durera qu'une seule chanson (Gloria), puisque une grosse bagarre éclate faisant fuir tout le monde. Malgré la panique, deux jeunes de quatorze ans, semblant impressionnés et intéressés, posent des questions. Comme les Delirium doivent jouer le lendemain dans un bled de l'Essonne en première partie d'Anne Vanderlove (qui entre parenthèse tourne toujours) et qu'il leur faut absolument un bassiste, Gérard demande à tout hasard aux deux jeunes s'il y en a un qui serait susceptible de jouer avec eux le lendemain. L'un deux, Yves, répond présent et c'est sur un banc au pied de la statue de la liberté, place de la République à Paris que, jusqu'à tard dans la nuit, on montre à Yves les morceaux à jouer dans l'après midi. Il restera dans le groupe jusqu'à la fin de celui-ci.
P.Y.C. Association
Avec les départs à l'armée successifs des uns et des autres, le groupe s'étiole au point où il ne reste plus que Gérard (réformé) et Yves (trop jeune). Arrive alors Mike, guitariste de génie franco-américain. Gérard passe alors à la batterie et à trois, ils forment "P.Y.C. Association". Le répertoire change complètement. On passe à Cream et Hendrix. Le groupe est engagé pour faire la saison d'été dans un club du Lavandou. Mais Mike sans mal le coup et quitte le groupe. Christian, le deuxième jeune rencontré lors du concert mouvementé de l'église Saint Denys du Saint Sacrement prend alors la basse et Yves prend la guitare. Bien lui en prit car de tous, il est le seul à avoir véritablement persévéré et fait de la musique son métier. Plus tard, en effet, il jouera sur scène et en studio avec Alain Souchon, Laurent Voulzy, Daniel Balavoine, Renaud, Little Bob et d'autres.
Premier raccrochage
A l'époque des Delirium, une bande accompagnait sans cesse le groupe, aux concerts et aux répétitions. Les couples se formaient, se déformaient, on l'appelait "la famille tuyau de poêle". Une des filles allait devenir la compagne de Gérard. Après la saison au Lavandou avec P.Y.C. Association, elle lui posa l'ultimatum que tout zicos connaît au moins une fois dans sa vie : "maintenant c'est moi ou la musique". Et, bien sûr, comme la plupart, il rangea docilement baguettes, guitare, rêves et passion pour le rock. Il avait eut le choix entre la femme et la musique, mais quand ils divorcèrent, il n'avait plus ni l'une ni l'autre. La seule chose positive dans tout ça est une fille merveilleuse : Caroline.
Tramway
En 1976, de nouveau célibataire, il tente de revenir à la musique. Après quelques essais infructueux avec des groupes minables, il rejoint les frères Abitbol dont le groupe s'appelle "Tramway". Patrick, le chanteur et compositeur est une sorte de génie à la voix de Peter Gabriel. Mais son arrogance et son ego sur dimensionné jettent une sale ambiance au sein du groupe. Après un concert dans un festival de rock à Suresnes, le groupe fera l'objet d'un article particulièrement élogieux dans Le Parisien. Un manager véreux s'intéresse alors à eux, ou plutôt au chanteur et décide d'éliminer uns à uns les autres membres du groupe. Gérard sera le premier à être viré.
Dégoûté pour de bon, il raccroche "définitivement" en 1981 et part s'installer avec sa seconde épouse Michiyo (Japonaise), avec qui il aura un fils super, Kazuki et sa fille au Japon où, pendant sept ans, il se consacrera à l'étude de la langue japonaise et du bouddhisme, sans écouter aucune musique occidentale.
Renaissance
Après trois répet on se lance. C'est plutôt la cata pour lui qui n'a plus aucun repère et se sent désormais plus à l'aise avec un aspirateur qu'avec un manche de gratte. A la fin du bœuf, toutefois, il se met à chanter et à jouer la seule chanson qu'il connaisse : "summertime blues".
Et là, une sorte de miracle s'opère. Il se retrouve enfin et le virus rock le reprend. Fallait pas y toucher ! Il se met dès le lendemain à la recherche de musiciens près de chez lui et tombe sur Bernard, qui lui présente Marc, que viennent rejoindre Gilles et Didier. Et c'est parti pour "Ze KolesT'Rock".
Malheureusement, Didier quitte rapidement le groupe, remplacé par Daniel qui chante déjà avec un autre groupe, "le Rocker's Blues Band", comme Bernard, d'ailleurs. Mais la mayonnaise a du mal à prendre et, après un seul concert, le groupe se dissout (et dix sous c'est pas cher).
Du coup, il rejoint aussi les Rocker's qui vient de se reformer après 40 ans d'inactivité.
De tous les autres membres du groupe, Gérard est finalement celui qui a le moins d'expérience. Mais si les doigts sont engourdis, le rêve reste intact et, comme il dit : "Not to young to die, but never to old to Rock'n Roll".
20:06 Publié dans Little"G" | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock, rocker's, blues, band
Bernard Sansiquet dit "Bob" à la batterie...

Rien dans sa courte vie ne le destinait à la musique et encore moins au ROCK. C'est a dix ans, lors d'une fête des écoles en Auvergne, qu'on lui fit endosser un uniforme de tambour major, avec le tambour il va de soit ! Et après une journée à faire des « rataplan plan plan plan" et casser les oreilles à un panel de parents venus admirer leur progéniture, c'est décidé, je serais tambour comme métier... Et la s'arrêta la carrière de tambour major de Bernard.
Jusqu'au jour où, esseulé, faisant la queue pour assister à un film derrière deux adolescents (Michel et un autre) qui parlaient d'Elvis Presley, et qu'il n'avait qu'a bien se tenir, car ils avaient bien l'intention de le détrôner s'ils arrivaient a trouver un batteur ! Alors sans complexe, Bernard le tambour Major tapota sur l'épaule du futur Elvis II et lui affirma qu'il était batteur (n'ayant même jamais vue une batterie de près ni de loin... ) mais à peine la séance de cinéma terminée , le rendez-vous fut pris pour la première répétition à YERRES dans le garage familiale du futur ELVIS II (allias Michel)
Il lui restait donc la semaine pour acheter des baguettes, et apprendre les rudiments de la batterie sur une méthode papier achetée au magasin de musique de Villeneuve-saint-Georges, ville où il avait fait quasi toute sa scolarité primaire et secondaire.
En arrivant fièrement au Garage de la Famille d'Elvis II avec sa paire de baguette A3 et son pain d'épice (oui a l'époque Bernard était SDF et se nourrissait en majorité de pain d'épice et chocolat), il fut accueillit par Maman et Papa d'ELVIS II qui l'interrogèrent sur sa situation Familiale (raccourciiiiiiiii) et l'adoptèrent comme un troisième fils (larmeeeeees).Bernard se retrouva donc en famille avec deux frères et deux sœurs. Et la batterie me direz vous dans tout ça ? Ce jour là, n'ayant que les baguettes et pas de batterie, le guitariste Joël n'étant pas encore embauché, ElvisII poussa la chansonnette et Bernard frappa très fort sur la poubelle qui en a gardé longtemps
des séquelles.
La suite prouva que quand on veux on peu ! Une visite aux puces de Saint-Ouen pour trouver une vielle caisse claire (avec peau de chèvre, s'il vous plaît) et oui a l'époque « REMO » faisait lui aussi ses débuts.
Après trois semaines de répétitions assidues, premier concert sur un vrai podium à Mandre-les-roses, Elvis II sa guitare électrique sans ampli, BOB avec sa peau de chèvre, deux chansons au répertoire, trois spectateurs sur la pelouse et c'est parti !!
Ensuite ce fut l'histoire de l'homme qui connaît l'homme qui connaît Daniel qui connaît Claude, JOEL !!!
Et oui, Joël avait des relations, encore fallait il décider les Parents de JO à lâcher leur ado avec des blousons noirs !! t'as le look coco, mais Michel et Bernard en enfourchant le Lambretta direction Joel's house en avaient vu d'autre, il fallait d'abord que les parents se rencontrent afin d'encadrer tout ce petit monde. Ce qui fut fait et après moult palabres et beaucoup de déterminations, Les ROCKER'S étaient nés.
1963 L'armée mis fin pour Bernard à sa mini carrière de Rockeur, mais l'armée lui offrit l'occasion d'être dans la musique et très vite un orchestre est né, qui permis de diversifier un peu les genres et pour un autodidacte de la musique, de parfaire son jeu .
1965 Quelques « baloches » plus tard, Bernard fût mis devant un choix cornélien, la batterie ou le landau. Et oui, pour avoir Bébé il faut choisir (ce qui fut fait et le landau servît trois fois)
2005 Après quarante années d'abstinence (seulement dans la musique... souvenez, le landau, trois fois...) et une vie bien rempli, Bernard qui par nature garde toujours le contact avec les copains (d'abord) fût repris par le virus
« Rataplan plan plan », et n'ayant plus d'espoir de progéniture à venir, échangea le landau contre des cymbales, acheta sur EBAY et oui le modernisme ! une batterie avec peau REMO cette fois, avec les baguettes qui vont bien et la bonne vielle méthode Agostini. Après quelques cours de remise à niveau à la MJC de Brie-comte-Robert avec des batteurs de tous âges qui eux aussi souhaitaient faire boum boum avec les meilleurs rappeurs du moment.
Ayant repris confiance en son sens inné du rythme, il dégaina son Nokia pour appeler JOEL. et oui Papy JOEL qui malheureusement avait vendu sa GIBSON pour un landau !! lollll
Les deux comparses, par un bel après-midi... armé de la carte visa... partirent s'équiper pour et cette fois, c'est sûr, faire la pige à ELVIS
2006 Le ROCKER'S BLUES BAND est né des tisons encore chaud des ROCKER'S
19:48 Publié dans Bob | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock, rocker's, blues, band
Joël Jourdan dit "Jo" à la guitare...

SES ORIGINES
Né d'un père méridional et d'une mère bourguignonne, son enfance fut un calvaire. Déchiré entre daube provençale et bœuf bourguignon, entre huile d'olives et saindoux, entre tomates et patates, très vite Joël dut trancher: se sera blanquette de veau, beurre persillé et nouilles au gruyère.
Enfant, il se prit de passion pour Annie Cordy, Marcel Amont, Charles Aznavour, l'harmonica et le gras de jambon, avant qu'il ne devienne à l'adolescence fanatiquement fou des copines de sa classe, des photos de Brigitte Bardot qu'il matait en cachette dans «Cinémonde», de Paul Anka, des Platters, et surtout d'Elvis.
Sa libido aidant, il ne mit pas longtemps à comprendre que s'afficher avec une guitare constituait un indéniable atout pour tomber les filles (ou comme on dit maintenant: pour pécho des meufs). Ni une ni deux (ni trois d'ailleurs) il acheta sa première guitare et fila à l'école de musique Paul Beuscher ou pendant deux ans il se mit les doigts dans la tête pour apprendre qu'une blanche valait deux noires, qu'une noire valait deux croches, et qu'une main aux fesses valait deux baffes.
LES ROCKER'S
Puis arriva l'aventure des ROCKER'S. Avec ses copains de collège Michel, Daniel, Bernard et Claude tous fous d'Elvis ils décident de faire comme les Chaussettes noires: monter un groupe de rock. Les Rocker's firent une carrière honorable avec deux disques, pleins de galas dans les grandes salles parisiennes, quelques passages radios et télés. En trois ans, de 1960 à 1963, ils se taillèrent une renommée mondiale qui s'étala du nord de l'Essonne jusqu'au sud du Val de Marne.
Le service militaire mit fin à la merveilleuse aventure des Rocker's.
SOUS LES DRAPEAUX
Il partit pour la caserne de Joigny, la mort dans l'âme, la fleur au fusil et le trouillomètre à zéro car au-delà de cette période de classe bourguignonne se profilait une villégiature dans les Aurès ou la guerre d'Algérie battait son plein. Sur place il rencontra un confrère guitariste ( cousin de Claude Nougaro ), et après avoir rapatrié sa Gibson ils organisèrent des répétitions dans le foyer des soldats.
Joël entama alors des démarches pour tenter de rester à Joigny après ses classes. Ayant appris que le joueur de clairon qui le réveillait tous les matins, approchait de la quille, il se positionna comme remplaçant éventuel et c'est ainsi que tous les soirs on put le voir, assis le cul dans l'herbe sous un noyer ancestral, occupé à cracher ses poumons dans cet instrument de cuivre cabossé pour interpréter à l'attention des lapins des oiseaux et des vers de terre, les différentes célèbres sonneries: le réveil, le rassemblement, le salut au drapeau, le coucher et autres jolies mélodies militaires.
Persuadé que sa bonne volonté, son travail acharné et son vif désir de rester à Joigny auraient été de nature à inciter les instances dirigeantes à l'embaucher comme clairon, c'est confiant que Joël décacheta son ordre d'affection, et qu'il lut: le canonnier Joël Jourdan est affecté à Offenbourg au poste de reporter photographe. Voilà comment il s'est retrouvé au pays de la bière et de la saucisse. (oui, je sais c'est assez réducteur, l'Allemagne est aussi le pays de Beethoven, Goethe, Mahler et… de la choucroute!).
Toujours flanqué de sa Gibson et de son ampli, Joël arriva cet été là à Offenbourg.
LOS AMOEL
L'internaute perspicace que tu es, aura compris que très vite, un nouvel orchestre fut mis en place. Constitué de deux adjudants, l'un pianiste alcoolique, l'autre contrebassiste obsédé sexuel, de cinq appelés, un accordéoniste moustachu, un saxo consciencieux, un trompettiste beau gosse, un clarinettiste laborieux et un batteur asthmatique et d'un guitariste rockeur égaré, notre ami Joël. La formation «LOS AMOEL» était née. Elle allait animer pendant seize mois tous les bals des garnisons alentours, nombreuses à cette époque en Allemagne. Le pianiste était payé en canettes de bière, le bassiste se servait en femmes d'officiers, quant aux appelés ils étaient rémunérés en jours de permission ce qui leur convenait tout à fait.
CAVALIER SEUL
Libéré des obligations militaires Joël entama alors une carrière d'auteur compositeur interprète. Accompagné d'un second guitariste il fit quelques galas et passa des auditions. Son style était assez indéfinissable : un mélange de Bécaud, Vassiliu, Boris Vian et Bobby Lapointe. Ce cocktail étonnant mais sans doute pas détonnant, n'eut pas l'heur de plaire aux professionnels de l'époque, à part le célèbre Guy Lux qui s'amusait beaucoup à l'écoute des chansons de Joël. Malheureusement, il n'y eut jamais de suite.
Joël fit encore quelques prestations guitaristiques notamment au sein de l'orchestre de rythm'n blues du club «les Toppers» ou il fut le seul blanc de la troupe, puis accompagna un temps les «Dolly Sisters» surnommées «Les jumelles de la chanson» parce qu'elles étaient jumelles et qu'elles chantaient, enfin, il fit quelques remplacements dans l'orchestre de danse typique de Ricardo Pérez nommé ainsi parce qu'il s'appelait Ricardo Pérez.
Hélas, petit à petit, Joël se démotiva de la carrière musicale et finit par mettre sa guitare au clou.
Il se tourna alors vers la peinture, art qu'il pouvait exercer seul, chez lui. Quel rapport me direz-vous ? J'en sais rien vous répondrais-je, mais c'est ainsi. Il troqua son médiator contre des pinceaux et sa Gibson contre une télé même pas en couleur.
JOËL ECRIVAIN
Puis le miracle se produisit : quarante ans plus tard, les Rocker's, tous au bord de la retraite se retrouvèrent, après s'être oubliés toutes ses années, et décidèrent de se réunir régulièrement pour évoquer le passé et se faire des bonnes bouffes. C'est à ce moment que Joël décida de troquer ses pinceaux contre une plume d'oie et un parchemin, enfin plus exactement un ordi et une imprimante, et se mit à l'écriture de son premier bouquin, dont le sujet fut tout trouvé : il allait raconter la merveilleuse épopée des Rocker's.
Le livre s'appelle : 85 ANS A EUX CINQ et est édité aujourd'hui chez ABM-Editions. Naturellement, ami internaute, je t'en recommande chaudement la lecture.
LA RENAISSANCE
Mais il y eut dans la vie de Joël un second miracle : l'envie de reformer les Rocker's et de remonter sur scène. Et ça, c'est vraiment ce qui pouvait lui arriver de mieux : REVIVRE SA PASSION REFOULEE. Ce rêve fou est maintenant concrétisé avec la formation : LE ROCKER'S BLUES BAND.
19:20 Publié dans Jo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock, rocker's, blues, band
Daniel Gosselin dit "Dan Lee Styve" Chant

Dan Lee Styve
Issu de parents normands (pure souche), Presqu’île du Cotentin, région axée sur la mer, la naissance, eut lieu à Marseille, au son des cigales, où le père marin avait été muté.
L’enfance se déroula auprès d’un frère plus jeune de trois ans, entre le Sud Est, la Normandie et la Banlieue Parisienne.
L’adolescence affirma ses goûts, il excellerait dans deux domaines : le basket-ball et la chanson.
Pour ce qui est du basket, le démarrage eut lieu dans des équipes locales au sein du patronage.
La chanson !!! Malgré quelques prestations de petits chanteurs dans la chorale paroissiale l’avenir semblait limité.
Surprise !!! Lors d’une de ses premières virées à Paris avec une bande de potes pour la projection au Paramount (cinéma proche du Golf Drouot, était- ce prémonitoire ?) d’un film avec Elvis Presley « King Créole », il fut subjugué et devint à tout jamais fou de cette musique.
Les ROCKER'S
1960 – 15 ans, l’âge ingrat, ses parents l’autorisent pour la première fois à partir en vacances, dans le Sud, avec un copain de collège : Claude. Claude balbutiait à la guitare et à l’harmonica. Liberté aidant, à cheval sur leurs Mobs ils parcoururent les plages, osant sans complexe quelques imitations Presleyennes et quelques autres bêtises !!!
Ces essais les décidèrent, au retour, à continuer la musique.
Claude lui présenta des copains avec qui, auparavant, il avait commencé la formation d’un groupe de rock.
Michel, Bernard, Claude, Joël, tous collégiens, fous de rock, tentaient d’égaler les groupes de l’époque : Les Chaussettes noires, les Chats Sauvages, les Pirates…..
Il leur manquait un chanteur : Daniel s’imposa.
Après avoir été petit et boulot jusqu’à l’adolescence, à 15 ans, de son 1,85 mètre, avec quelques similitudes physiques avec le King, une voix et des déhanchements adaptés ont emporté l’affaire.
Tout ceci était bien mais il fallait un pseudonyme : le Groupe s’appellerait LES ROCKER’S. C’était tout simple, mais le chanteur ? son prénom d’état civil DANIEL, hélas il existait déjà des DANY (Dany Logan, Danny Boy) partant des noms américains : Jerry Lee Lewis, Dan Lee fut retenu et l’on ajouta Styve en hommage à la boutique de vêtements dans le vent proche du Golf Drouot, où Daniel et bien d’autres fans de rock avaient l’habitude de se vêtir à l’époque.
DANN LEE STYVE ET LES ROCKER'S ATAIENT NES !!
18:42 Publié dans Dan | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : rock, rocker's, blues, band







